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PIB ou IDH ?

26 Sep

principesAlors que le Production Intérieur Brut est un indicateur quantitatif, l’Indicateur de Développement Humain se veut un indicateur qualitatif donc tenant compte d’éléments participant à la qualité de vie comme le niveau d’instruction ou encore les conditions sanitaires. Il a été élaboré en 1990 par le PNUD (Programme des  Nations-Unies pour le Développement), organe des Nations-Unies proche des thèses tiers-mondistes, à partir des travaux d’Amartya Sen.

L’IDH est élaboré à partir de trois composantes :

  1. une première variable alliant le taux d’alphabétisation et de scolarisation ;
  2. l’espérance de vie à la naissance ;
  3. le revenu réel par habitant.

Le résultat se situe entre 0 et 1, plus le pays se situe aux alentours de 1 plus son niveau de développement est élevé.

Mais cet IDH pose un certain nombre de problèmes.

Un problème de fiabilité car les statistiques à partir desquelles il est établi sont de qualité inégale selon les pays. Ainsi en l’absence d’un état-civil correctement tenu, les données relatives à l’espérance de vie et à la mortalité ne sont que peu exploitables.

Un problème de sincérité concernant notamment l’alphabétisation et la scolarisation, les résultats issus sont le plus souvent gonflés d’autant que l’appareil statistique permet difficilement d’estimer le taux net de scolarisation en primaire (rapport des enfants d’âge primaire inscrits par rapport au total des enfants d’âge primaire). Les statistiques en terme de revenus ne sont pas non plus sincères lorsqu’elles émanent de dictatures comme Cuba.

Un problème de parti pris de l’IDH dans la mesure où il a été élaboré par des théoriciens anticapitalistes considérant que l’Etat devrait posséder un rôle prépondérant dans toute société et que les échanges marchands ne sont pas à somme positive ! Bien que le PIB tienne compte, à tort ou à raison, de la production non-marchande, les défenseurs de l’IDH donnent à cette production non marchande un poids plus important que la production marchande.

Ainsi l’IDH conduit à surestimer le bien-être par habitants dans les pays socialistes notamment par le critère alphabétisation nécessaire à toute diffusion de propagande.

Par contre l’IDH ne tient pas compte du respect des libertés fondamentales de l’homme, de la stabilité des institutions, du respect de l’état de droit, de la propriété privée et du droit à l’initiative, critères qui peuvent sembler « bourgeois » aux économistes tiers-mondistes mais qui n’en demeurent pas moins des conditions sine qua non de la phase de décollage économique menant au développement. À cet égard d’ailleurs la France est classée à la 44°ème place mondiale dans l’indice des libertés économiques 2006 de l’Heritage Foundation, et se situe à la 24ème place sur l’Europe des 25 (devant la Grèce).

Enfin les pays qui se sont le plus rapidement développés, à savoir les NPI d’Asie du Sud, n’ont pas fait de la scolarisation le préalable du développement. On constate d’ailleurs qu’un fort taux de croissance des dépenses d’éducation n’a pas de retombées positives sur la croissance économique.

Ainsi selon Easterly (2001), sur la période 1960-1985, la croissance annuelle des dépenses d’éducation par enfant était de 2,8 % en Asie de l’Est et de 4,3 % en Afrique sub-saharienne, pourtant la croissance n’atteint que 0,5 % par an en Afrique sub-saharienne alors qu’elle fut de 4,2 % par an en Asie de l’Est. Ceci s’explique d’une part par la qualité défaillante de l’éducation dispensée ou par son côté idéologique dans les dictatures marxistes, et d’autre part par la faible incitation à continuer des études quand les perspectives de promotion sociale sont faibles de par l’absence de développement. Effectivement c’est le développement économique à partir de la production marchande qui est le préalable à la scolarisation et à l’alphabétisation ainsi qu’à l’élévation des conditions sanitaires et non le contraire.

On peut classer des pays à niveau de développement inégal par leur IDH et leur PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat.

Valeur de l’IDH (2012) PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat (2011)
Norvège 0,944 63 909
USA 0,914 52 308
Japon 0,89 36 747
France 0,884 36 629
Arabie Saoudite 0.836 51 924
Cuba 0.815 20 611
Algérie 0,717 14 167
Pakistan 0,515 4 844
Libéria 0.442 840
Soudan 0,414 4 068
PNUD, Rapport sur le développement humain

Le PIB en parité de pouvoir d’achat (PPA) est le PIB converti à un taux de change (calculé par la Banque Mondiale et l’OCDE) qui permet de niveler les différences de prix entre pays. Un dollar exprimé en PPA a le même pouvoir d’achat dans un pays donné qu’un dollar américain aux États-Unis.

rdotQUESTIONS

  1. En quoi le PIB est-il un indicateur quantitatif ? N’est-il pas aussi d’un certain façon qualitatif ?

Quantitatif car le PIB mesure des quantités, c’est-à-dire la somme des valeurs ajoutés. Mais il possède des implications qualitatives car c’est bien l’augmentation des richesses dans un pays (notion quantitative) qui permet une amélioration qualitative.

  1. Comparer la situation de ces différents pays selon les indicateurs IDH et PIB par habitant, que constatez-vous ? Expliquez 

L’échange et la division du travail

1 Déc

Pour satisfaire leurs besoins, les individus devront réaliser des actes de production, puis d’échange afin de pouvoir consommer, en vertu de la division du travail.

On ne peut fabriquer tout ce dont on a besoin, donc l’échange permet de se spécialiser dans ce que l’on sait le mieux faire pour obtenir ensuite ce que l’on ne produit pas soi-même, cette division du travail permet l’apparition d’une société marchande, c’est-à-dire une société où l’on satisfait ses besoins par l’échange.

Illustration par l’étude d’un texte : Les harmonies économiques, Frédéric Bastiat, chapitre IV, extraits

(…) Nous avons la triste et déraisonnable habitude d’attribuer à l’État social les souffrances dont nous sommes témoins. Nous avons raison jusqu’à un certain point, si nous entendons comparer la société à elle-même, prise à deux degrés divers d’avancement et de perfection ; mais nous avons tort, si nous comparons l’État social, même imparfait, à l’isolement.

Pour pouvoir affirmer que la société empire la condition, je ne dirai pas de l’homme en général, mais de quelques hommes et des plus misérables d’entre eux, il faudrait commencer par prouver que le plus mal partagé de nos frères a à supporter, dans l’État social, un plus lourd fardeau de privations et de souffrances que celui qui eût été son partage dans la solitude.

Or, examinez la vie du plus humble manouvrier. Passez en revue, dans tous leurs détails, les objets de ses consommations quotidiennes. Il est couvert de quelques vêtements grossiers ; il mange un peu de pain noir ; il dort sous un toit et au moins sur des planches.

Maintenant demandez-vous si l’homme isolé, privé des ressources de l’Échange, aurait la possibilité la plus éloignée de se procurer ces grossiers vêtements, ce pain noir, cette rude couche, cet humble abri ?

L’enthousiaste le plus passionné de l’‘État de nature, Rousseau lui-même, avouait cette impossibilité radicale. On se passait de tout, dit-il, on allait nu, on dormait à la belle étoile. Aussi Rousseau, pour exalter l’état de nature, était conduit à faire consister le bonheur dans la privation. Mais encore j’affirme que ce bonheur négatif est chimérique et que l’homme isolé mourrait infailliblement en très peu d’heures. Peut-être Rousseau aurait-il été jusqu’à dire que c’est là la perfection. Il eût été conséquent; car si le bonheur est dans la privation, la perfection est dans le néant.

Comment l’Échange, renversant cet ordre à notre profit, place-t-il nos facultés au-dessus de nos besoins?

L’échange constitue deux gains, dites-vous. La question est de savoir pourquoi et comment. — Cela résulte du fait même qu’il s’est accompli. — Mais pourquoi s’est-il accompli ? Par quel mobile les hommes ont-ils été déterminés à l’accomplir ? Est-ce que l’échange a, en lui-même, une vertu mystérieuse, nécessairement bienfaisante et inaccessible à toute explication ?

L’échange a deux manifestations : Union des forces, séparation des occupations

Il est bien clair qu’en beaucoup de cas la force unie de plusieurs hommes est supérieure, du tout au tout, à la somme de leurs forces isolées. Qu’il s’agisse de déplacer un lourd fardeau. Où mille hommes pourraient successivement échouer, il est possible que quatre hommes réussissent en s’unissant. Essayez de vous figurer les choses qui ne se fussent jamais accomplies dans le monde sans cette union !

Et puis ce n’est rien encore que le concours vers un but commun de la force musculaire  ; la nature nous a dotés de facultés physiques, morales, intellectuelles très variées. Il y a dans la coopération de ces facultés des combinaisons inépuisables. Faut-il réaliser une œuvre utile, comme la construction d’une route ou la défense du pays ? L’un met au service de la communauté sa vigueur; l’autre, son agilité; celui-ci, son audace ; celui-là, son expérience, sa prévoyance, son imagination et jusqu’à sa renommée. Il est aisé de comprendre que les mêmes hommes, agissant isolément, n’auraient pu ni atteindre ni même concevoir le même résultat.

Or union des forces implique Échange. Pour que les hommes consentent à coopérer, il faut bien qu’ils aient en perspective une participation à la satisfaction obtenue. Chacun fait profiter autrui de ses efforts et profite des efforts d’autrui dans des proportions convenues, ce qui est échange.

On voit ici comment l’échange, sous cette forme, augmente nos satisfactions. C’est que des efforts égaux en intensité aboutissent, par le seul fait de leur union, à des résultats supérieurs.

Nous ferons la même remarque sur la division du travail. Au fait, si l’on y regarde de près, se distribuer les occupations ce n’est, pour les hommes, qu’une autre manière, plus permanente, d’unir leurs forces, de coopérer, de s’associer; et il est très exact de dire, ainsi que cela sera démontré plus tard, que l’organisation sociale actuelle, à la condition de reconnaître l’échange libre, est la plus belle, la plus vaste des associations : association bien autrement merveilleuse que celles rêvées par les socialistes, puisque, par un mécanisme admirable, elle se concilie avec l’indépendance individuelle. Chacun y entre et en sort, à chaque instant, d’après sa convenance. Il y apporte le tribut qu’il veut ; il en retire une satisfaction comparativement supérieure et toujours progressive, déterminée, selon les lois de la justice, par la nature même des choses et non par l’arbitraire d’un chef. — Mais ce point de vue serait ici une anticipation. Tout ce que j’ai à faire pour le moment, c’est d’expliquer comment la division du travail accroît notre puissance.

Sans nous étendre beaucoup sur ce sujet, puisqu’il est du petit nombre de ceux qui ne soulèvent pas d’objections, il n’est pas inutile d’en dire quelque chose. Peut-être l’a-t-on un peu amoindri. Pour prouver la puissance de la division du travail, on s’est attaché à signaler les merveilles qu’elle accomplit dans certaines manufactures, les fabriques d’épingles par exemple. La question peut être élevée à un point de vue plus général et plus philosophique. Ensuite la force de l’habitude a ce singulier privilège de nous dérober la vue, de nous faire la conscience des phénomènes au milieu desquels nous sommes plongés. Il n’y a pas de mot plus profondément vrai que celui de Rousseau: « Il faut beaucoup de philosophie pour observer ce qu’on voit tous les jours. » Ce n’est donc pas une chose oiseuse que de rappeler aux hommes ce que, sans s’en apercevoir, ils doivent à l’échange.

Comment la faculté d’échanger a-t-elle élevé l’humanité à la hauteur où nous la voyons aujourd’hui? Par son influence sur le travail, sur le concours des agents naturels, sur les facultés de l’homme et sur les capitaux.

Adam Smith a fort bien démontré cette influence sur le travail.

« L’accroissement, dans la quantité d’ouvrage que peut exécuter le même nombre d’hommes par suite de la division du travail, est dû à trois circonstances, dit ce célèbre économiste : 1° au degré d’habileté qu’acquiert chaque travailleur; 2° à l’économie du temps, qui se perd naturellement à passer d’un genre d’occupation à un autre; 3° à ce que chaque homme a plus de chances de découvrir des méthodes aisées et expéditives pour atteindre un objet, lorsque cet objet est le centre de son attention, que lorsqu’elle se dissipe sur une infinie variété de choses. »

Ceux qui, comme Adam Smith, voient dans le Travail la source unique de la richesse, se bornent à rechercher comment il se perfectionne en se divisant. Mais nous avons vu, dans le chapitre précédent, qu’il n’est pas le seul agent de nos satisfactions. Les forces naturelles concourent. Cela est incontestable.

Ainsi, en agriculture, l’action du soleil et de la pluie, les sucs cachés dans le sol, les gaz répandus dans l’atmosphère, sont certainement des agents qui coopèrent avec le travail humain à la production des végétaux.

L’industrie manufacturière doit des services analogues aux qualités chimiques de certaines substances; à la puissance des chutes d’eau, de l’élasticité de la vapeur, de la gravitation, de l’électricité.

Le commerce a su faire tourner au profit de l’homme la vigueur et l’instinct de certaines races animales, la force du vent qui enfle les voiles de ses navires, les lois du magnétisme qui, agissant sur la boussole, dirigent leur sillage à travers l’immensité des mers.

Il est deux vérités hors de toute contestation. La première, c’est que l’homme est d’autant mieux pourvu de toutes choses, qu’il tire un meilleur parti des forces de la nature.

Il est palpable, en effet, qu’on obtient plus de blé, à égalité d’efforts, sur une bonne terre végétale que sur des sables arides ou de stériles rochers.

La seconde, c’est que les agents naturels sont répartis sur le globe d’une manière inégale.

Qui oserait soutenir que toutes terres sont également propres aux mêmes cultures, toutes contrées au même genre de fabrication?

Or, s’il est vrai que les forces naturelles diffèrent sur les divers points du globe, et si, d’un autre côté, les hommes sont d’autant plus riches qu’ils s’en font plus aider, il s’ensuit que la faculté d’échanger augmente, dans une proportion incommensurable, l’utile concours de ces forces.

Ici nous retrouvons en présence l’utilité gratuite et l’utilité onéreuse, celle-là se substituant à celle-ci, en vertu de l’échange. N’est-il pas clair, en effet, que si, privés de la faculté d’échanger, les hommes étaient réduits à produire de la glace sous l’équateur et du sucre près des pôles, ils devraient faire avec beaucoup de peine ce que le chaud et le froid font aujourd’hui gratuitement pour eux, et qu’à leur égard une immense proportion de forces naturelles resterait dans l’inertie? Grâce à l’échange, ces forces sont utilisées partout où on les rencontre. La terre à blé est semée en blé ; la terre à vigne est plantée en vigne; il y a des pêcheurs sur les côtes et des bûcherons sur les montagnes. Ici on dirige l’eau, là le vent sur une roue qui remplace dix hommes. La nature devient un esclave qu’il ne faut ni nourrir ni vêtir, dont nous ne payons ni ne faisons payer les services ; qui ne coûte rien ni à notre bourse ni à notre conscience. La même somme d’efforts humains, c’est-à-dire les mêmes services, la même valeur réalise une somme d’utilité toujours plus grande. Pour chaque résultat donné une portion seulement de l’activité humaine est absorbée; l’autre, par l’intervention des forces naturelles, est rendue disponible, elle se prend à de nouveaux obstacles, satisfait à de nouveaux désirs, réalise de nouvelles utilités.

Les effets de l’échange sur nos facultés intellectuelles sont tels, qu’il n’est pas donné à l’imagination la plus vigoureuse d’en calculer la portée.

« Nos connaissances, dit M. Tracy, sont nos plus précieuses acquisitions, puisque ce sont elles qui dirigent l’emploi de nos forces et le rendent plus fructueux, à mesure qu’elles sont plus saines et plus étendues. Or nul homme n’est à portée de tout voir, et il est bien plus aisé d’apprendre que d’inventer. Mais quand plusieurs hommes communiquent ensemble, ce qu’un d’eux a observé est bientôt connu de tous les autres, et il suffit que parmi eux il s’en trouve un fort ingénieux pour que des découvertes précieuses deviennent promptement la propriété de tous. Les lumières doivent donc s’accroître bien plus rapidement que dans l’état d’isolement, sans compter qu’elles peuvent se conserver et, par conséquent, s’accumuler de générations en générations. »

Si la nature a varié autour de l’homme les ressources qu’elle met à sa disposition, elle n’a pas été plus uniforme dans la distribution des facultés humaines. Nous ne sommes pas tous doués, au même degré, de vigueur, de courage, d’intelligence, de patience, d’aptitudes artistiques, littéraires, industrielles. Sans l’échange, cette diversité, loin de tourner au profit de notre bien-être, contribuerait à notre misère, chacun ressentant moins les avantages des facultés qu’il aurait que la privation de celles qu’il n’aurait pas. Grâce à l’échange, l’être fort peut, jusqu’à un certain point, se passer de génie, et l’être intelligent de vigueur : car, par l’admirable communauté qu’il établit entre les hommes, chacun participe aux qualités distinctives de ses semblables.

Pour donner satisfaction à ses besoins et à ses goûts, il ne suffit pas, dans la plupart des cas, de travailler, d’exercer ses facultés sur ou par des agents naturels. Il faut encore des outils, des instruments, des machines, des provisions, en un mot des capitaux. Supposons une petite peuplade, composée de dix familles, dont chacune, travaillant exclusivement pour elle-même, est obligée d’exercer dix industries différentes. Il faudra à chaque chef de famille dix mobiliers industriels. Il y aura dans la peuplade dix charrues, dix paires de bœufs, dix forges, dix ateliers de charpente et de menuiserie, dix métiers à tisser, etc.; avec l’échange une seule charrue, une seule paire de bœufs, une seule forge, un seul métier à tisser, pourront suffire. Il n’y a pas d’imagination qui puisse calculer l’économie de capitaux due à l’échange.

Le lecteur voit bien maintenant ce qui constitue la vraie puissance de l’échange. C’est tout simplement que, lorsqu’un homme dit à un autre: « Ne fait que ceci, je ne ferai que cela, et nous partagerons, » il y a meilleur emploi du travail, des facultés, des agents naturels, des capitaux, et, par conséquent, il y a plus à partager. À plus forte raison si trois, dix, cent, mille, plusieurs millions d’hommes entrent dans l’association.

QUESTIONS

1. Un pauvre vivant en présence d’autres hommes, c’est-à-dire en société (ce que Bastiat nomme État social) est-il plus pauvre qu’un homme isolé, expliquez pourquoi ?

2. Expliquer la phrase soulignée et en gras.

Piste de réponse : L’union des forces qu’implique l’échange suppose que chacun utilise au mieux ses talents, ses forces afin de satisfaire les besoins des autres, c’est là le principe de la main invisible. La séparation des occupations nous indique que l’échange implique une spécialisation de chacun dans ce qu’il sait le mieux faire, mais se spécialisant il ne peut satisfaire tous ses propres besoins donc compte sur l’échange afin de faire appel à ceux qui savent au mieux le satisfaire.

3. La division du travail permet-elle de rendre le travail plus productif ? En quoi ?

Voir l’exemple de la manufacture d’épingle d’Adam Smith cité dans la Richesse des Nations.

4. La division du travail nous permet-elle de démontrer l’intérêt des échanges internationaux ?

Oui, les échanges internationaux sont indispensables car la division du travail doit aussi être internationale, notamment de par les dotations naturelles différentes par pays.

Montrer que l’échange de biens et services est en réalité un échange d’efforts dans lequel chacun se spécialise dans les efforts qu’il souhaite accomplir en fonction de ses talents et de ses goûts.