Archive | Le circuit économique RSS feed for this section

Exercice d’application sur l’équilibre « ressources-emplois »

11 Déc

 On suppose que les opérations relatives à la production de biens et services sont :

Production des sociétés non financières (9000) ; Production des sociétés financières (1000) ; Consommation (7800) ; Achats publics (1200) ; Investissements des sociétés non financières (800) ; Investissements des sociétés financières (200) ; Importations (2300) ; Exportations (2300)

On suppose que les opérations relatives à la répartition des revenus sont :

Salaires versés par les sociétés non financières (5100) ; Salaires versés par les sociétés financières (1000) ; Transferts sociaux et traitements de fonctionnaires versés par les administrations publiques (4500) ; Subventions aux ISBLSM (1000) ; Prélèvements obligatoires des sociétés non financières (3200) ; Prélèvements obligatoires des sociétés financières (500) ; Prélèvements obligatoires des ménages (2500).

circuitcompl

Pour vérifier si nous n’avons pas fait d’erreurs, nous vérifions bien que : Emplois = Ressources

DONC

Pour les ménages : Consommation + Prélèvements obligatoires + Epargne (Variations de stocks) = Salaires + Transferts et traitements Les variations de stocks correspondent au fait que les ressources disponibles ne sont pas entièrement utilisées lors d’une période données (variation positive) ou qu’elles sont insuffisantes pour satisfaire les besoins exprimés (variation négative). Ces variations apparaissent donc en capacité ou en besoin de financement.

Par exemple on peut consommer plus que l’on ne gagne si on a réussi à se constituer des ressources supplémentaires au préalable

Pour les entreprises : Consommation + Investissement + Achats publics + Exportations = Production + Importations + variations des stocks

Pour les administrations publiques : Transferts sociaux et traitements + Achats publics = Prélèvements obligatoires + variations des stocks

L’équilibre macroéconomique en Gargoulie occidentale

La Gargoulie occidentale est un pays imaginaire peu développé et dont les relations commerciales internationales sont inexistantes (un comble à l’époque de la mondialisation mais c’est pour rendre le modèle macroéconomique plus simple). Les activités productives concernent des biens de consommation, des biens intermédiaires et aussi des biens d’équipement, au total la production est de 458 millions de gargoules, le PIB est de 369 millions de gargoules et les revenus que touchent les ménages se répartissent à 76 % en salaires et le reste en dividendes.

Les statisticiens ont montré par ailleurs que les habitants de Gargoulie occidentale épargnent en moyenne 18 % de leurs revenus.

1. Quelle est la valeur des salaires, des dividendes, de la consommation et de l’épargne des ménages ?

2. De quels agrégats dispose-t-on et quelles sont les relations entre ces agrégats ?

3. Définissez les biens intermédiaires et indiquez en leur valeur totale sachant que le PIB est la somme des valeurs ajoutés et que la valeur ajouté est la consommation finale dont l’on retire les consommations intermédiaires.

4. Quelle différence faites vous entre biens intermédiaires et investissements ?

5. Quelle est la valeur des biens d’investissements achetés et vendus ?

1. Il n’y a pas de relations avec l’étranger, donc pas de salaires versées par des entreprises étrangères ou versés à l’étranger par des entreprises gargoules, ni de dividendes reçus ou transférés à l’étranger, le revenu national à répartir est donc le PIB. D’où PIB = R et R = salaires + dividendes. Donc les salaires représentent 0,76 x 369 = 280,44 millions de gargoules. Les dividendes représentent 369 – 280,44 = 88,56 millions de gargoules.

En ce qui concerne la consommation, on sait que le revenu est en partie consommé et en partie épargné donc R = C + S. On sait aussi que S = 0,18 x R = 66,42 donc C = 369 – 66,42 = 302,58.

2. PIB = R = C + S (économie fermée : tout ce qui est produit est distribué dans le pays)

3. Les biens intermédiaires sont des consommations intermédiaires, on ne peut déterminer la production d’un pays en comptant les consommations intermédiaires sinon on compterait plusieurs fois les mêmes produits. Ainsi la farine est une consommation intermédiaire pour le boulanger et le blé est une consommation intermédiaire pour le meunier qui le transforme en farine, il s’agit donc de deux consommations intermédiaires mais issues du même produit, nous en dirons plus dans le chapitre sur la production.

Pour répondre à la question on part donc de : PIB = ∑ va ; or va = CF – CI donc CI = ∑ CF – ∑ va = P – PIB = 458 – 369 = 89 millions de gargoules

4. L’investissement, dans une économie fermée, ne peut être financé par l’extérieur donc il est financé par les seules capacités de financement du pays (S), pour faire simple on ne parlera que de l’investissement matériel qui prend la forme d’achat de biens d’équipements, lesquels ne sont pas détruits lors du processus de production. Au contraire les consommations intermédiaires sont des biens qui sont détruits lors du processus de production, comme le blé transformé en farine puis la farine en pain.

5. A partir de l’équilibre ressources emplois on sait que : P = I + CI + C = S + C + CI = R + CI = PIB + CI ; I = S donc I = 66,42 millions de gargoules.

Publicités

Le circuit économique complet

30 Nov

PRÉCÉDENT

Définition : Au sens usuel, un circuit désigne un certain ensemble de chemin à parcourir, définissant une circulation entre des pôles définis. Le premier modèle complet de circuit économique sera définit au dix-huitième siècle par le docteur Quesnay par analogie avec la circulation sanguine.

I. Les intervenants de la vie économique

                   A. Les secteurs institutionnels

La comptabilité nationale compte 6 secteurs institutionnels définis à partir de leur fonction principale et de leur ressource principale :

les ménages dont les entreprises individuelles, ils consomment des biens et des services, leurs revenus proviennent de leur activité, de leur patrimoine ou de prestations sociales ;

les sociétés non financières, elles produisent des biens et des services marchands et investissent, leurs ressources sont issues de la vente de leur production ;

les sociétés financières dont les entreprises d’assurance collectent l’épargne et la recyclent sous forme de prêts ou de placements financiers, leurs revenus sont tirés de leurs services marchands financiers ;

les administrations publiques produisent des services non marchands et redistribuent des revenus, leurs ressources sont issues des prélèvements obligatoires ;

les institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) produisent des biens et services non-marchands ou à but non lucratif, leurs ressources sont des adhésions, des dons ou des contributions volontaires en nature versées par les ménages et/ou des subventions issues des administrations publiques ;

le reste du monde, ce qui correspond à tous les secteurs institutionnels situés hors du territoire national.

Classer ces différents intervenants selon les secteurs institutionnels :

Le boulanger d’en bas de chez moi. Peugeot SA La SNCF La mairie de Lyon L’Olympique de Marseille L’UMP La Société Générale Les AGF Les voisins La piscine municipale General Motors.

                  B. Marchand ou non-marchand ?

ayelAttention, pour bien distinguer les secteurs institutionnels, il faut savoir différencier la production marchande de la production non-marchande.

La production marchande, par exemple celle des bouteilles de limonade est assurée par les entreprises et payée par les demandeurs au prix du marché, alors que la production non-marchande concerne des services collectifs non payants ou vendus au-dessous de la moitié de leur coût de production (cas d’une médiathèque municipale, des services du planning familial, l’entrée n’est pas payante, les conseils et pilules y sont donnés à qui les réclame) et pour lesquels les contribuables doivent payer qu’ils les consomment ou non.

On appelle le consommateur d’un produit marchand un client, celui d’un produit non marchand est un usager.

Attention : ne pas dire que la production non marchande est gratuite, si tel était le cas les fonctionnaires seraient des bénévoles. Or c’est loin d’être le cas, ce sont donc les contribuables qui paient pour des productions dont ils n’ont pas nécessairement l’usage.

On pourrait considérer les EI (entreprises individuelles) comme des entreprises, mais en fait les entreprises non financières sont des sociétés, ce qui implique un contrat de société entre plusieurs personnes (sauf EURL), l’entrepreneur individuel étant seul on le classe parmi les ménages.

Le secteur reste du monde (RDM) regroupe des agents dont les activités sont différentes.

II. Les opérations et les flux économiques

Les revenus distribués rémunèrent les facteurs de production apportés par les ménages, que ce soit le travail, le capital, la terre.

                   A. Flux réel et monétaire

Une fois repérés les agents il faut prendre en compte le caractère double du circuit. Chaque échange comporte un flux réel et sa contrepartie sous forme de flux monétaire. Ceci est évident car les économies contemporaines ne sont pas basées sur le troc donc une prestation de service ou de biens suppose un paiement monétaire.

Ainsi dans le cadre spécifique du circuit économique l’échange de biens et de services est doublé d’un échange de monnaie.

Les flux réels sont exprimées dans des unités physiques différentes alors que les flux monétaires sont exprimés dans la même unité monétaire, on estimera donc les biens économiques par les flux monétaires, ce qui est plus simple.

                  B. Le circuit simplifié

Dans un circuit simplifié à deux types d’agents on suppose la présence des ménages et des sociétés non financières.

Les ménages consomment la totalité de leurs revenus (revenus « ressources » = consommation « emplois ») et les entreprises versent la totalité de leur production sous forme de revenus (production = revenus). Il n’y a donc pas d’épargne donc pas d’argent à emprunter pour réaliser des investissements donc économie stationnaire : production « ressources » = consommation « emplois »). Toute la production est consommée.

Économie dynamique : nous rajoutons les sociétés financières et le marché des capitaux, nous supposons que seuls les ménages épargnent.

Ici toute la production n’est pas donc pas consommée, l’épargne peut être investie et permettre la création de nouvelles richesses par les entreprises.

                   C. Les opérations dans le circuit

Le circuit économique met en évidence les opérations principales qui sont :

la production de biens et services ce qui inclut aussi l’utilisation de la production et son origine (consommation, investissement,…).

la répartition de revenus dont les revenus primaires issus de la rémunération des facteurs de production (travail par salaire, capital par intérêts ou dividendes, terres par fermages, loyers) et les revenus disponibles après que l’on rajoute aux revenus primaires les revenus de transferts (allocations sociales principalement) et que l’on en retire impôts, taxes et cotisations sociales.

les opérations financières relatives aux dettes et aux créances.

III.  L’équilibre « ressources-emplois »

Une fois repérée et mesurée, la production est distribuée. La comptabilité nationale décrit donc les opérations sur les biens et services. Lorsque ces opérations font intervenir le reste du monde on parle d’importations et d’exportations. Pour chaque produit, le total des emplois (c’est-à-dire des utilisations qui sont faites des biens et services) est forcément égal au total des ressources (c’est-à-dire des biens et services qui sont mis à la disposition des utilisateurs intérieurs ou extérieurs).

Exercice d’application

L’analyse de l’activité économique

26 Nov

L’activité économique peut s’analyser suivant 2 méthodes différentes.

I. L’analyse microéconomique

La microéconomie étudie les comportements individuels et considère que les phénomènes économiques sont la résultante de la somme de comportements individuels, cette méthode s’appelle l’individualisme méthodologique.

Les individus entrent en relation sur le marché en tant que consommateurs et en tant que producteurs :

  • en tant que consommateurs ils souhaitent satisfaire leurs besoins et se trouvent limités par une contrainte budgétaire qui est leur revenu ;
  • en tant que producteurs ils souhaitent vendre leur production et font face à la contrainte de la concurrence qui les pousse à satisfaire au mieux leur clientèle.

Les consommateurs cherchent la satisfaction la plus grande possible pour leur budget, et les producteurs recherchent le profit le plus élevé possible. Le prix de marché traduit l’accord des parties.

II. L’analyse macroéconomique

La macroéconomie ne s’intéresse pas aux comportements individuels mais aux phénomènes économiques à une échelle collective, par exemple l’échelle nationale.  Ainsi, la macroéconomie traite des relations qui sont établies statistiquement entre des grandeurs correspondant à des concepts comptables que l’on appelle agrégats.

Par exemple la consommation et le revenu disponible des ménages seront définis précisément, puis ils seront mesurés. Les deux séries de mesures seront confrontées et une liaison statistique sera recherchée. Si une telle liaison est établie, elle deviendra une fonction de consommation (la consommation est fonction du revenu disponible) et sera intégrée dans un schéma de l’ensemble de l’économie. Elle parlera ainsi du PIB, de la consommation des ménages, de l’investissement des entreprises et de leurs relations .

Les approches micro et macro sont liées, ainsi un phénomène macroéconomique aura des implications microéconomiques (l’augmentation de la masse monétaire entraîne de l’inflation –phénomène macro- et pénalise les exportations de l’entreprise X –microéconomie) et un phénomène microéconomiques aura des répercussions macroéconomiques (une entreprise en monopole décidera une augmentation de ses prix –micro- et entraînera une hausse de l’indice général des prix – macro).

Approche micro ou macro ?

Monsieur Prégentil a décidé de mettre davantage d’argent de côté.

Nissan a augmenté le volume de ses ventes automobiles.

Les ménages français ont augmenté leur consommation de 2 %, ce qui témoigne d’une confiance en l’avenir.

Le pessimisme des ménages conduit à l’augmentation de l’épargne.

III. Les agrégats

La première grande fonction des agents est la production qui peut être définie comme l’activité qui permet de fabriquer des biens, de fournir des services, c’est aussi le résultat de cette activité.

La consommation conduit à la destruction ou à la transformation du produit.

La consommation est finale quand le produit est détruit pour satisfaire directement un besoin.

Elle est intermédiaire quand le produit est transformé pour produire un bien ou un service.

Les produits peuvent être utilisés comme biens de production de manière durable, on désigne l’acquisition de ces biens d’équipement par l’expression formation brute de capital fixe (on dit aussi investissement matériel). À l’occasion de la réalisation et de la vente de la production, des revenus sont distribués et utilisés : la monnaie circule entre les agents.

À partir des fonctions consistant à produire, consommer, investir sont mis en place les notions de consommation et d’ investissements. Ces notions sont ce que l’on appelle des agrégats, ils sont déterminés par l’INSEE et utilisés par la comptabilité nationale pour représenter l’économie sous forme d’un circuit mettant les agent économiques en relation.

Attention un salarié d’une entreprise lambda reçoit un salaire de son entreprise contre son travail, il dépensera ensuite ce salaire et l’épargnera en partie. Sur le circuit une flèche représente le salaire, flux monétaire des entreprises aux ménages, puis une autre flèche représente un flux monétaire d’achat de biens et services des ménages aux entreprises.

Cela ne veut pas dire que les salariés de l’entreprise lambda dépensent tous leurs revenus pour acheter des produits de l’entreprise lambda.

Au niveau micro-économique on dira que les salariés de l’entreprise lambda dépensent leurs revenus auprès de multiples entreprises. Mais le circuit implique une vision macro-économique, ce qui signifie que l’on s’intéresse aux dépenses de l’ensemble des salariés et là on peut dire que l’ensemble des revenus des salariés sont dépensés en achats de produits de l’ensemble des entreprises.

SUITE